Mardi 24 Janvier 2006

 

Alger émerge sur le flanc de coteaux couronnés de verdure : la Bouzaréa et la basilique Notre Dame d'Afrique, fort de l'empereur, le bois de Boulogne et Kouba jalonnent la ligne des hauteurs qui s'abaissent graduellement vers le sud est. Au 6è s.

 Alger s'appelle Icosium et disparaît ensuite dans la tourmente des invasions. Sur ces ruines viennent s'établir les tribus de Beni Mezrana, dont l'un des chefs fonde au 10è s.

 une ville nouvelle : El Djezaïr. Puis Alger se tait entre les 10è et 15è s. Au début du 16è s. les espagnols réussissent à prendre la citadelle. En 1509, Pedro Navarro fait élever le Penon, forteresse qui tient la ville à la distance de 300 mètres sous la menace des canons. Pour se délivrer de cette menace, les algérois appellent les frères Barberousse, corsaire de la méditerranée orientale

 Le témoignage le plus important et le plus vivant de la vieille Alger turque, c'est la Casbah : située 118 mètres au dessus du niveau de la mer, surpeuplée, avec ces lacis de ruelles, d'escaliers et d'impasses où les voitures n'ont pas accès, parcouru par un mouvement incessant de mulets chargés de couffins. Les turcs commencèrent sa construction en 1516, la terminèrent en 1590.

L'Alger française s'est faite au jour le jour. En 1950 la ville s'étend tout en longueur : constructions presque ininterrompues sur + de 16 km du nord au sud… de la Pointe de Pescade à Hussein Dey et même à Maison Carrée. Le centre de gravité de la ville, qui fut d'abord la Place du gouvernement (alors dite "place du cheval" en raison de la statue équestre du Duc d'Orléans, qui tournait le dos à la mer) se déplaça peu à peu et se fixa ensuite au boulevard Laferrière.

Au port d'Alger transitent les marchandises en provenance ou à destination de l'intérieur du pays. Alger est alors le centre de commandement de l'Algérie commerciale et des sièges des sociétés industrielles et financières les plus importantes. En 1954, la 1ère place pour le commerce des vins, des céréales, du tabac, des primeurs, des cuirs et peaux, des tissus, des bois, … Son industrie compte plus de 20 000 ouvriers Alger est aussi capitale pour sa population qui augmente sans cesse (en comptant Mustapha, faubourg jusqu'en 1871, commune distincte de 1871 à 1924, rattachée à la ville mère) on y compte : En 1876 : 61 552 habitants En 1886 : 77 506 En 1891 : 105 227 En 1911 : 162 655 En 1926 : 264 232 En 1950 : 315 210 Sans compter les communes adjacentes faisant corps avec Alger : Birmandreis, Bouzaréa, El-Biar, Hussein Dey, Kouba, Maison Carrée, Saint Eugène. Après la seconde guerre mondiale, cette banlieue regroupe 100 000 habitants.

En 1950, les français d'Algérie représente 60 % de la population de la ville. A Alger se caractérise aussi par une distribution des groupes ethniques en quartiers distincts : Italiens de la Marine Espagnols de Bab el Oued Juifs de la rue de Lyre Musulmans de la Casbah et du Hammah Tandis que la souche française est plutôt concentrée sur le parcours et au voisinage de l'artère principale, la rue d'Isly prolongée par la rue Michelet aux molles ondulations. En quittant Alger vers Cherchell, le petit massif du Sahel se présente dans un carde de collines Dans les villages avec leurs maisons étroitement rassemblées autour de l'église, des petits cultivateurs se consacre à la culture du blé , de la vigne et surtou des arbres fruitiers, des fleurs et des légumes. Et Blida… banlieue paisible pour les algériens. Encadrée par des jardins d'oliviers, de mimosas, d'orangers, et de rose, on la surnomme "Ourida" : la petite rose.

La ville a été fondée en 1553 par Ahmed El Kebir avec le concours d'émigrants andalous qui importèrent dans la région la culture de l'oranger et l'industrie de la broderie sur cuir.

Reconstruite après un tremblement de terre en 18/25, Blida fut occupée définitivement par l'armée française en 1839. En 1950, la population était de 61 600 habitants...

 
publié par samir dans: www.voyage

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